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Boxons la crise !!!
30.03.2009DEFENDONS LES TRAVAILLEUSES DES VITRINES DES RUES DE L’AGNEAU ET DU CHAMPION !
CRISE !
Un initiative de l’association D’une certaine gaité
Politiques et médias se sont emparés du mot et le brandissent résolument, tantôt arme, tantôt bouclier.
Crise serinée. Crise invoquée. Crise conjuguée.
Alors que le syndrome de la crise menace la population, voilà que nos décideurs s’en prennent au plus vieux métier du monde, au cœur même d’un quartier où il s’exerce depuis plus d’un siècle !
Lorsqu’une entreprise ferme, les syndicats se mobilisent et les médias relaient la parole des travailleurs/ses qui se retrouvent sur le carreau.
C’est exactement ce qui est en train de se passer ici : 150 travailleuses vont se retrouver sur le carreau dès mercredi 1er avril!
Mais qui va les défendre ? Quel syndicat pour se mobiliser ? Qui pour relayer leurs questions, leur révolte, leur angoisse ?
Les rues de l’Agneau et du Champion demeuraient un îlot préservé où le tarif de la plupart des loyers demeurait démocratique. Où, ailleurs, les travailleuses trouveront-elles des vitrines en location à 300 ou 400 euros par mois ?
De plus, la moyenne d’âge des femmes travaillant dans le quartier se situe entre 45 et 50 ans, ce qui signifie pour certaines d’entre elles la pension forcée.
« La pression immobilière sur le quartier est forte » avance le Bourgmestre, entre autres arguments.
Forte au point de parquer les femmes dans des « modules préfabriqués » (comme les nomment les autorités publiques), c’est-à-dire des sortes de containers aménagés comme ceux où l’on fait vivre les travailleurs portugais du secteur de la construction, ou ceux, transformés en geôle, où l’on enferme les migrants ?
A quand une prostitution itinérante, dans des caravanes, loin des regards des promoteurs et de l’hypocrisie générale ?
Calendrier d’anniversaires : soutenez notre action et n’oubliez plus les anniversaires de vos amis
08.01.2009
A l’occasion des 20 ans d’Espace P…, nous vous proposons un calendrier d’anniversaires dans lequel nous avons voulu évoquer notre travail quotidien de contact avec les personnes prostituées.
Les photos ont été réalisées sur le lieu de travail de 12 personnes prostituées, représentant assez justement les divers terrains de la prostitution sur lesquels nous développons de nos actions de prévention, de travail social et d’émancipation. Salon, bar, vitrine, carrée, hôtel de passe, privé, trottoir…
Certaines des personnes qui ont accepté de collaborer à ce calendrier en posant auprès des travailleurs d’Espace P… ont désiré montrer leur visage, d’autres pas, mais toutes ont eu l’extrême gentillesse de prêter leur temps, leur image, un peu de leur vie pour réaliser ce bel objet. Nous espérons qu’il saura vous éclairer sur une réalité pas toujours connue de la prostitution. Nous le vendons au prix de 5 euros (+ 2 euros de frais de port).
Vous pouvez donc l’acquérir :
- En personne, au prix de 5 euros, en vous rendant dans nos locaux (Liège, Bruxelles, Namur, Charleroi, voir les adresses ici)
- Par la poste, en versant 7 euros au compte d’Espace P… 001-2416390-02 avec “Calendrier” en communication, SANS OUBLIER DE NOUS COMMUNIQUER VOS COORDONNÉES PAR MAIL (mail à espacepliege@gmail.com avec CALENDRIER en communication). Envoi discret. Pour connaître les frais de port vers l’étranger, envoyez nous un mail.













Toutes les photos sont l’oeuvre de Frédéric Pauwels.
Art. 379. (Voir NOTE sous TITRE) [L 1995-04-13/32, art. 2, 014; En vigueur : 05-05-1995] Quiconque aura attenté aux mœurs en excitant, favorisant ou facilitant, pour satisfaire les passions d’autrui, la débauche, la corruption ou la [prostitution] d’un mineur de l’un ou de l’autre sexe, sera puni de réclusion (de cinq ans à dix ans) et d’une amende de cinq cents francs à vingt-cinq mille francs. [L 2000-11-28/35, art. 13, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Il sera puni (de la réclusion) de dix ans à quinze ans et d’une amende de cinq cents francs à cinquante mille francs si le mineur n’a pas atteint l’âge de seize ans accomplis. [L 2000-11-28/35, art. 13, 029; En vigueur : 27-03-2001]
(La peine sera de la réclusion de quinze ans à vingt ans et d’une amende de mille francs à cent mille francs, si le mineur n’a pas atteint l’âge de quatorze ans accomplis.) [L 2000-11-28/35, art. 13, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 380. (Voir NOTE sous TITRE) (Antérieurement art. 380bis.) § 1. Sera puni d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de cinq cents francs à vingt-cinq mille francs :
1° quiconque, pour satisfaire les passions d’autrui, aura embauché, entraîné, détourne ou retenu, en vue de la débauche ou de la [prostitution], même de son consentement, une personne majeure (…) ;
2° quiconque aura tenu une maison de débauche ou de [prostitution] ;
3° quiconque aura vendu, loué ou mis à disposition aux fins de la [prostitution] des chambres ou tout autre local dans le but de réaliser un profit anormal ;
4° quiconque aura, de quelque manière que ce soit, exploité la débauche ou la [prostitution] d’autrui.
§ 2. La tentative de commettre les infractions visées au § 1er sera punie d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de cent francs à cinq mille francs.
§ 3. Seront punies (de la réclusion) de dix ans à quinze ans et d’une amende de cinq cents francs à cinquante mille francs, les infractions visées au § 1er, dans la mesure où leur auteur : [L 2000-11-28/35, art. 14, 029; En vigueur : 27-03-2001]
1° fait usage, de façon directe ou indirecte, de manœuvres frauduleuses, de violence, de menaces ou d’une forme quelconque de contrainte ;
2° ou abuse de la situation particulièrement vulnérable d’une personne en raison de sa situation administrative illégale ou précaire, d’un état de grossesse, d’une maladie, d’une infirmité ou d’une déficience physique ou mentale.
§ 4. Sera puni (de la réclusion) de dix ans à quinze ans et d’une amende de mille francs à cent mille francs : [L 2000-11-28/35, art. 14, 029; En vigueur : 27-03-2001]
1° quiconque, pour satisfaire les passions d’autrui, aura embauché, entraîné, détourné ou retenu, soit directement soit par un intermédiaire, un mineur (…), même de son consentement, en vue de la débauche ou de la [prostitution] ; [L 2000-11-28/35, art. 14, 029; En vigueur : 27-03-2001]
2° quiconque aura tenu, soit directement soit par un intermédiaire, une maison de débauche ou de [prostitution] où des mineurs se livrent à la [prostitution] ou à la débauche ;
3° quiconque aura vendu, loué ou mis à disposition d’un mineur, aux fins de la débauche ou de la [prostitution], des chambres ou tout autre local dans le but de réaliser un profit anormal ;
4° quiconque aura exploité, de quelque manière que ce soit, la débauche ou la [prostitution] d’un mineur (…). [L 2000-11-28/35, art. 14, 029; En vigueur : 27-03-2001]
(5° quiconque aura obtenu par la remise, l’offre ou la promesse d’un avantage matériel ou financier, la débauche ou la [prostitution] d’un mineur.) [L 2000-11-28/35, art. 14, 029; En vigueur : 27-03-2001]
(§ 6. Quiconque aura assisté à la débauche ou à la [prostitution] d’un mineur sera puni d’un emprisonnement de un mois à deux ans et d’une amende de cent francs à deux mille francs.) [L 2000-11-28/35, art. 14, 029; En vigueur : 27-03-2001]
§ 5. (Les infractions visées au § 4 seront punies de la réclusion de quinze ans à vingt ans et d’une amende de mille francs à cent mille francs si elles sont commises à l’égard d’un mineur de moins de seize ans.) [L 2000-11-28/35, art. 14, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 380bis. [L 2000-11-28/35, art. 15, 029; En vigueur : 27-03-2001] (Antérieurement art. 380quater) Sera puni d’un emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende de vingt-six francs à cinq cents francs, quiconque, dans un lieu public aura par paroles, gestes ou signes provoqué une personne à la débauche. La peine sera élevée au double si le délit a été commis envers un mineur.
Art. 380ter. [L 2000-11-28/35, art. 16, 029; ED : 27-03-2001] (Antérieurement art. 380quinquies) § 1. Sera puni d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de deux cents francs à deux mille francs, quiconque, quel qu’en soit le moyen, fait ou fait faire, publie, distribue ou diffuse de la publicité, de façon directe ou indirecte, même en en dissimulant la nature sous des artifices de langage, pour une offre de services à caractère sexuel, lorsque cette publicité s’adresse spécifiquement à des mineurs ou lorsqu’elle fait état de services proposés soit par des mineurs, soit par des personnes prétendues telles.
La peine sera d’un emprisonnement de trois mois à trois ans et d’une amende de trois cents francs a trois mille francs lorsque la publicité visée à l’article 1er a pour objet ou pour effet, directs ou indirects, de faciliter la [prostitution] ou la débauche d’un mineur ou son exploitation à des fins sexuelles.
§ 2. Sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de cent francs à mille francs, quiconque, quel qu’en soit le moyen, fait ou fait faire, publie, distribue ou diffuse de la publicité, de façon directe ou indirecte, même en en dissimulant la nature sous des artifices de langage, pour une offre de services à caractère sexuel, lorsque ces services sont fournis par un moyen de télécommunication.
§ 3. Dans les cas qui ne sont pas visés aux §§ 1er et 2, sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de cent francs à mille francs, quiconque aura, par un moyen quelconque de publicité, même en dissimulant la nature de son offre ou de sa demande sous des artifices de langage, fait connaître qu’il se livre à la [prostitution], qu’il facilite la [prostitution] d’autrui ou qu’il désire entrer en relation avec une personne se livrant à la débauche.
Sera puni des mêmes peines, quiconque, par un moyen quelconque de publicité, incitera, par l’allusion qui y est faite, à l’exploitation de mineurs ou de majeurs à des fins sexuelles, ou utilisera une telle publicité à l’occasion d’une offre de services.
Art. 380quater. (abrogé) [L 2000-11-28/35, art. 15, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 380quinquies. (abrogé) [L 2000-11-28/35, art. 16, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 381. [L 2000-11-28/35, art. 17, 029; En vigueur : 27-03-2001] Les infractions visées aux articles 379 et 380, §§ 3 et 4, seront punies de la réclusion de quinze ans à vingt ans et d’une amende de mille francs à cent mille francs et les infractions visées à l’article380, § 5, seront punies de la réclusion de dix-sept ans à vingt ans et d’une amende de mille francs à cent mille francs, si elles constituent des actes de participation à l’activité principale ou accessoire d’une association, et ce, que le coupable ait ou non la qualité de dirigeant.
Art. 381bis. (abrogé) [L 2000-11-28/35, art. 17, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 382. [L 2000-11-28/35, art. 18, 029; En vigueur : 27-03-2001] § 1er. Dans les cas visés aux articles 379 et 380, les coupables seront, en outre, condamnés à l’interdiction des droits énoncés à l’article 31.
§ 2. Les tribunaux pourront interdire aux personnes condamnées pour une infraction prévue à l’article 380, §§ 1er à 3, pour un terme de un an à trois ans, d’exploiter, soit par eux-mêmes, soit par personne interposée, un débit de boissons, un bureau de placement, une entreprise de spectacles, une agence de location ou de vente de supports visuels, un hôtel, une agence de location de meublés, une agence de voyage, une entreprise de courtage matrimonial, une institution d’adoption, un établissement à qui l’on confie la garde des mineurs, une entreprise qui assure le transport d’élèves et de groupements de jeunesse, un établissement de loisirs ou de vacances, ou tout établissement proposant des soins corporels ou psychologiques, ou d’y être employés à quelque titre que ce soit.
En cas de seconde condamnation pour une infraction prévue à l’article 380, §§ 1er à 3, l’interdiction pourra être prononcée pour un terme de un an à vingt ans.
En cas de condamnation pour une infraction prévue aux articles 379 et 380, §§ 4 et 5, l’interdiction pourra être prononcée pour un terme de un à vingt ans.
§ 3. Sans avoir égard à la qualité de la personne physique ou morale de l’exploitant, propriétaire, locataire ou gérant, le tribunal peut ordonner la fermeture de l’établissement dans lequel les infractions ont été commises, pour une durée d’un mois à trois ans.
Lorsque le condamné n’est ni propriétaire, ni exploitant, ni locataire, ni gérant de l’établissement, la fermeture ne peut être ordonnée que si la gravité des circonstances concrètes l’exige, et ce, pour une durée de deux ans au plus, après citation sur requête du ministère public, du propriétaire, de l’exploitant, du locataire ou du gérant de l’établissement.
La citation devant le tribunal est transcrite à la conservation des hypothèques de la situation des biens à la diligence de l’huissier auteur de l’exploit.
La citation doit contenir la désignation cadastrale de l’immeuble concerné et en identifier le propriétaire dans la forme et sous la sanction prévues à l’article 12 de la loi du 10 octobre 1913 portant des modifications à la loi hypothécaire et à la loi sur l’expropriation forcée et réglant à nouveau l’organisation de la conservation des hypothèques.
Toute décision rendue en la cause est mentionnée en marge de la transcription de la citation selon la procédure prévue par l’article 84 de la loi hypothécaire. Le greffier fait parvenir au conservateur des hypothèques les extraits et la déclaration selon laquelle aucun recours n’est introduit.
§ 4. L’article 389 est applicable à la présente disposition.
Art. 382bis. [L 2000-11-28/35, art. 20, 029; En vigueur : 27-03-2001] Sans prejudice de l’application de l’article 382, toute condamnation pour des faits visés aux articles 372 à 377, 379 à 380ter, 381 et 383 à 387, accomplis sur un mineur ou impliquant sa participation, peut comporter, pour une durée d’un an à vingt ans, l’interdiction du droit :
1° de participer, à quelque titre que ce soit, à un enseignement donné dans un établissement public ou privé qui accueille des mineurs;
2° de faire partie, comme membre bénévole, membre du personnel statutaire ou contractuel, ou comme membre des organes d’administration et de gestion, de toute personne morale ou association de fait dont l’activité concerne à titre principal les mineurs;
3° d’être affecté à une activité qui place le condamné en relation de confiance ou d’autorité vis-à-vis de mineurs, comme membre bénévole, membre du personnel statutaire ou contractuel ou comme membre des organes d’administration et de gestion, de toute personne morale ou association de fait.
L’article 389 est applicable à la présente disposition.
Art. 382ter. [NOTE : par erreur, deux articles différents, dont le présent article, ont été insérés comme articles 382bis dans le Code Pénal. Le présent article a été change en article 382ter par L 2000-11-28/35, art. 19.] [Inséré comme art. 382bis par L 1995-04-13/32, art. 6; En vigueur : 05-05-1995] La confiscation spéciale visée à l’article 42, 1°, peut être appliquée, même si la propriété des choses sur lesquelles elle porte n’appartient pas au condamné.
Art. 383. Quiconque aura exposé, vendu ou distribué des chansons, pamphlets ou autres écrits imprimés ou non, des figures ou des images contraires aux bonnes mœurs, sera condamné à un emprisonnement de huit jours à six mois et à une amende de vingt-six francs à cinq cents francs.
(Sera puni des mêmes peines quiconque aura chanté, lu, récité, fait entendre ou proféré des obscénités dans les réunions ou lieux publics visés au § 2 de l’article 444.) [L 29-01-1905, art. 1]
(Sera puni des mêmes peines :
Quiconque aura, en vue du commerce ou de la distribution, fabriqué, détenu, importe ou fait importer, transporte ou fait transporter, remis à un agent de transport ou de distribution, annoncé par un moyen quelconque de publicité, des chansons, pamphlets, écrits, figures ou images contraires aux bonnes mœurs;) [L 14-06-1926, art. 1]
Quiconque aura exposé, vendu ou distribué des emblèmes ou objets contraires aux bonnes mœurs, les aura, en vue du commerce ou de la distribution, fabriques ou détenus, importés ou fait importer, transportés ou fait transporter, remis à un agent de transport ou de distribution, annoncés par un moyen quelconque de publicité.) [L 14-06-1926, art. 1]
(Quiconque aura, soit par l’exposition, la vente ou la distribution d’écrits imprimés ou non, soit par tout autre moyen de publicité, préconisé l’emploi de moyens quelconques de faire avorter une femme, aura fourni des indications sur la manière de se les procurer ou de s’en servir ou aura fait connaître, dans le but de les recommander, les personnes qui les appliquent.
Quiconque aura exposé, vendu, distribue, fabriqué ou fait fabriquer, fait importer, fait transporter, remis à un agent de transport ou de distribution, annoncé par un moyen quelconque de publicité les drogues ou engins spécialement destinés à faire avorter une femme ou annoncés comme tels.) [L 20-06-1923, art. 1]
(Alinéas 8 à 10 abrogés) [L 09-07-1973, art. unique]
Art. 383bis. (Voir NOTE sous TITRE) [Inséré par L 1995-04-13/32, art. 7; En vigueur : 05-05-1995] § 1. (Sans préjudice de l’application des articles 379 et 380, quiconque aura exposé, vendu, loué, distribué, diffusé ou remis des emblèmes, objets, films, photos, diapositives ou autres supports visuels qui représentent des positions ou des actes sexuels à caractère pornographique, impliquant ou présentant des mineurs ou les aura, en vue du commerce ou de la distribution, fabriqués ou détenus, importés ou fait importer, remis à un agent de transport ou de distribution, sera puni de la réclusion de cinq ans à dix ans et d’une amende de cinq cents francs a dix mille francs.) [L 2000-11-28/35, art. 21, 029; En vigueur : 27-03-2001]
§ 2. Quiconque aura sciemment possédé les emblèmes, objets, films, photos, diapositives ou autres supports visuels visés sous le § 1er, sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de cent francs à mille francs.
§ 3. L’infraction visée sous le § 1er, sera punie (de la réclusion) de dix ans à quinze ans et d’une amende de cinq cents francs à cinquante mille francs, si elle constitue un acte de participation à l’activité principale ou accessoire d’une association, et ce, que le coupable ait ou non la qualité de dirigeant. [L 2000-11-28/35, art. 21, 029; En vigueur : 27-03-2001]
§ 4. La confiscation spéciale prévue à l’article 42, 1°, peut être appliquée à l’égard des infractions visées aux §§ 1er et 2, même lorsque la propriété des choses sur lesquelles elle porte n’appartient pas au condamné.
§ 5. (Les articles 382 et 389 sont applicables) aux infractions visées aux §§ 1er et 3. [L 2000-11-28/35, art. 21, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 384. [L 14-06-1926, art. 2] (Dans les cas visés à l’article 383), l’auteur de l’écrit, de la figure, de l’image ou de l’objet, sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de cinquante francs à mille francs. [L 2000-11-28/35, art. 22, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 385. Quiconque aura publiquement outragé les mœurs par des actions qui blessent la pudeur, sera puni d’un emprisonnement de huit jours à un an et d’une amende de vingt-six francs à cinq cents francs.
(Si l’outrage a été commis en présence d’un mineur âgé de moins de seize ans accomplis, la peine sera d’un emprisonnement d’un mois à trois ans et d’une amende de cent francs à mille francs.) [L 2000-11-28/35, art. 23, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 386. [L 28-07-1962, art. 2] Si les délits prévus à l’article 383 ont été commis envers des mineurs, l’emprisonnement sera de six mois à deux ans et l’amende de mille francs à cinq mille francs.
Dans le même cas et sans préjudice de l’application de l’alinéa 2 de l’article 385, les peines prévues à l’alinéa premier de cet article pourront être portées au double.
Art. 386bis. (supprimé par changement de numérotation) [L 2000-11-28/35, art. 24, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 386ter. (supprimé par changement de numérotation) L 2000-11-28/35, art. 24, 029; En vigueur : 27-03-2001]
Art. 387. [L 2000-11-28/35, art. 24, 029; En vigueur : 27-03-2001] (Antérieurement art. 386bis) Sera puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de mille francs à cinq mille francs, quiconque vend ou distribue à des mineurs ou expose sur la voie publique ou le long de celle-ci des images, figures ou objets indécents de nature à troubler leur imagination.
Art. 388. [L 2000-11-28/35, art. 25, 029; En vigueur : 27-03-2001] Dans les cas prévus au présent chapitre, les coupables pourront de plus être condamnés à l’interdiction des droits énoncés à l’article 31.
En cas de condamnation par application des articles 386, alinéa 1er, ou 387 et si l’infraction a été commise dans l’exploitation d’un commerce de librairie, de bouquinerie ou de produits photographiques ou de matériel nécessaire à la réalisation de tout type de support visuel, ou d’une entreprise de spectacles, la fermeture de l’établissement pourra être ordonnée pour une durée d’un mois à trois mois.
En cas de deuxième condamnation du chef de l’un des faits visés à l’alinéa 2, commis dans le délai de trois ans à compter de la première condamnation, la fermeture pourra être ordonnée pour une durée de trois mois à six mois.
En cas de troisième condamnation du chef des mêmes faits, commis dans le délai de cinq ans à dater de la deuxième condamnation, la fermeture définitive pourra être ordonnée. Dans ce dernier cas, les cours et tribunaux pourront en outre interdire aux condamnés d’exploiter, soit par eux-mêmes, soit par personne interposée, une librairie, une bouquinerie, un commerce de produits photographiques ou de matériel nécessaire à la réalisation de tout type de support visuel, une entreprise de spectacles ou un ou plusieurs de ces commerces ou entreprises ou d’y être employés à quelque titre que ce soit.
Lorsque le condamné n’est ni propriétaire, ni exploitant, ni locataire, ni gérant de l’établissement, la fermeture ne peut être ordonnée que si la gravité des circonstances concrètes l’exige. Dans ce cas, l’article 382, § 3, alinéas 2 à 5, est applicable.
L’article 389 est applicable à la présente disposition.
Art. 389. [L 2000-11-28/35, art. 26, 029; En vigueur : 27-03-2001] § 1er. La durée de l’interdiction prononcée en application des articles 378, 382, § 1er, 382bis et 388, alinéa 1er, courra du jour de la condamnation avec sursis ou du jour où le condamné aura subi ou prescrit sa peine d’emprisonnement non assortie du sursis et, en cas de libération anticipée, à partir du jour de sa mise en liberté pour autant que celle-ci ne soit pas révoquée.
Toutefois, l’interdiction prononcée en application de l’article382, § 2, produira ses effets à compter du jour où la condamnation contradictoire ou par défaut sera devenue irrévocable.
§ 2. Toute infraction à la disposition du jugement ou de l’arrêt qui prononce une interdiction en application des articles visés au § 1er sera punie d’un emprisonnement d’un mois à six mois et d’une amende de cent francs à mille francs ou d’une de ces peines seulement.
§ 3. La fermeture prononcée en application des articles 382, § 3, et 388 produira ses effets à compter du jour où la condamnation contradictoire ou par défaut sera devenue irrévocable.
§ 4. Toute infraction à la disposition du jugement ou de l’arrêt qui ordonne la fermeture d’un établissement en application des articles visés au § 3 sera punie d’un emprisonnement de trois mois à trois ans et d’une amende de mille francs à cinq mille francs ou d’une de ces peines seulement.
(Source : Copie le 29/01/2009 de http://www.ejustice.just.fgov.be/loi/loi.htm -Nature Juridique : sélectionner Code Pénal)
Le 13 décembre, Espace P… fête ses 20 ans. A cette occasion, nous organisons au Pathé Palace une série de manifestations auxquelles vous êtes toutes et tous conviés, vous, personnes prostituées, responsables politiques, travailleurs sociaux, sympathisants.
AU PROGRAMME:
- Exposition sur 20 ans de travail dans le milieu de la prostitution
- Pièce de théâtre adaptée des textes de la prostituée et auteur Grisélidis Réal : “Et le respect s’étendra devant nous…” par la troupe Franchement Tu. Cette pièce sera donnée deux fois : à 18h30 et à 21h00, à votre meilleure convenance. Voir un extrait ici
- Buffet
- Soirée Chauffe-Marcel jusqu’aux petites heures.

PAF :
Pièce + buffet : 15 €
Pièce + buffet + soirée : 20 €
Soirée seulement : 7 euros
[Si vous optez pour le buffet, prière de réserver avant le 5 décembre au 02/219 98 74]
Adresse du jour :
Pathé Palace, 85 Boulevard Anspach à - 1000 Bruxelles - VOIR PLAN
Téléchargez notre affiche ici
Coquelicots - un film de Philippe Blasband
17.11.2008
Sortie belge le 3 décembre 2008
[Film + débat avec Espace P... au Caméo à Namur le 3 décembre]

COQUELICOTS raconte les histoires croisées de trois personnages évoluant dans le milieu de la prostitution, à un moment crucial de leur vie.
Rachel, jeune fille a priori normale qui se prostitue à l’insu de sa famille qui la croit étudiante, Fabrice, qui recrute ces filles haut-de-gamme, et Xénia, l’écorchée vive.
Leurs trajectoires, en ce jour particulier de Noël, vont s’entrecroiser et s’influencer mutuellement.
Romancier, cinéaste, scénariste, dramaturge, Philippe Blasband livre, avec son troisième long métrage, un tableau nuancé de la prostitution, à travers trois héros bouleversants.

Sortie belge le 3 décembre 2008
[Film + débat avec Espace P... au Caméo à Namur le 3 décembre]

Marche des solidarités du 1er décembre
12.11.2008
Espace P vous invite à participer à la journée de lutte contre le sida, ce 1er décembre à Bruxelles, Place de la Monnaie. De 12h à 19h, les associations engagées proposeront des informations et animations ludiques de sensibilisation au sida et à la solidarité envers les personnes séropositives. A 19h, avec le port du ruban rouge, nous exprimerons de façon concrète notre solidarité en participant à la Marche. Enfin, à 20h, rendez vous à l’Hôtel de ville pour la présentation du patchwork et des messages de solidarité, de prise de conscience, mais aussi d’espoir pour de nombreuses personnes séropositives et leur entourage.
Le 13 décembre, Espace P… fête ses 20 ans. A cette occasion, nous organisons au Pathé Palace une série de manifestations auxquelles vous êtes toutes et tous conviés, vous, personnes prostituées, responsables politiques, travailleurs sociaux, sympathisants.
AU PROGRAMME:
- Exposition sur 20 ans de travail dans le milieu de la prostitution
- Pièce de théâtre adaptée des textes de la prostituée et auteur Grisélidis Réal : “Et le respect s’étendra devant nous…” par la troupe Franchement Tu. Cette pièce sera donnée deux fois : à 18h30 et à 21h00, à votre meilleure convenance. Voir un extrait ici
- Buffet
- Soirée Chauffe-Marcel jusqu’aux petites heures.

PAF :
Pièce + buffet : 15 €
Pièce + buffet + soirée : 20 €
Soirée seulement : 7 euros
[Si vous optez pour le buffet, prière de réserver avant le 5 décembre au 02/219 98 74]
Adresse du jour :
Pathé Palace, 85 Boulevard Anspach à - 1000 Bruxelles - VOIR PLAN
Téléchargez notre affiche ici
Ce lundi 8 septembre 2008, le bourgmestre proposera au Conseil Communal la fermeture des salons de prostitution du Quartier Cathédrale Nord. Voici la lettre que nous avons envoyées aux membre du Conseil Communal pour tenter de faire valoir les droits des personnes prostituées.
[Vous pouvez télécharger cette lettre au format PDF]
Voir également
Le point de vue de RTL.
Le point de vue de RTC
Madame, Monsieur,
Ce mercredi 3 septembre 2008, le Bourgmestre convoquait notre association Espace P ainsi que l’association ICAR pour nous annoncer son désir irrévocable de procéder à la fermeture urgente des salons de prostitution situés rue de l’Agneau et rue du Champion.
Nous, travailleurs d’Espace P, aimerions dans ce courrier vous présenter les positions exprimées par M. le Bourgmestre lors de cette entrevue du 3 septembre et soumettre à votre analyse quelques éléments d’information issus de notre pratique du terrain riche de 20 ans d’action dans les divers milieux des métiers du sexe.
Précisons que si la presse rapporte les propos de M. le Bourgmestre selon lesquels la fermeture des salons se ferait en accord avec les associations de terrain, c’est qu’elle n’a pas recoupé l’information : nous y sommes farouchement opposés !
[Remarque liminaire : par « salons de prostitution », comprenez « bordels à vitrine »]
Les arguments de M. le Bourgmestre pour justifier la fermeture des salons de prostitution du quartier Cathédrale Nord étaient les suivants :
– Le Parquet et la Police « ne contrôlent plus rien ».
– L’autorité du Bourgmestre est narguée par les dealers qui oeuvrent à moins de 50 mètres de son cabinet.
– Il y a une forte pression immobilière sur le quartier Cathédrale Nord.
– Les commerçants et les habitants en ont marre.
– Les associations de terrain comme Espace P… et ICAR qui, comme le rappelle M. le Bourgmestre, sont suspectées par le sens commun d’être complices de la misère puisqu’elles en vivent, n’apportent aucune solution concrète aux problèmes du quartier.
– Les clients sont attirés par les vitrines, mais ceux qui n’ont pas assez d’argent se rabattent sur les prostituées de rue qui ont toujours un copain qui les pousse à faire ça, il faut donc supprimer la prostitution de vitrine pour mettre fin aux trafics de rue.
Les arguments de M. le Bourgmestre pour justifier le caractère urgent de la mesure étaient les suivants :
– Un rapport du Parquet dont il ne nous a lu qu’un extrait et dont le choix nous a paru pour le moins paradoxal puisqu’il exprimait le risque, en cas de fermeture des salons de prostitution, de voir passer les personnes prostituées dans la clandestinité.
– Les travaux du Conseil Communal Consultatif sur la Prostitution (rassemblant régulièrement la Police des Mœurs, la Substitut du Procureur, M. Mantovani et les associations de terrain spécialisées en prostitution) n’envisagent pas la création d’un Eros Center cogéré par le secteur associatif endéans 2 ans. Trop long.
– Il est plus facile de fermer un quartier de prostitution que de créer un Eros Center.
– Une fois qu’on est dos au mur, la seule solution qu’il reste est d’avancer.
– C’est comme ça ! De toute façon, ça sera voté lundi.
En réponse à cet exposé de M. le Bourgmestre, nous aimerions soumettre à votre analyse nos réflexions fondées sur une expertise du milieu de la prostitution riche de 20 ans d’action dans les quartiers chauds de Liège, de Bruxelles, de Namur et de Charleroi.
Voici donc quelques arguments d’Espace P CONTRE le projet d’éradication de la prostitution dans le quartier Cathédrale Nord :
– Le quartier Cathédrale Nord est un quartier qui a un réel besoin de revitalisation. Il est, pour beaucoup de gens qui y parquent leur voiture le premier point de contact avec la ville ; il est, pour beaucoup de gens qui y vivent ou y travaillent (en ce compris, les personnes prostituées), la cause d’un sentiment d’insécurité au quotidien. Plusieurs expérimentations urbaines montrent qu’il est tout à fait possible de rénover un quartier chaud, d’y accueillir des projets combinant habitat familial, commerces et autres activités économiques sans pour autant en éradiquer les personnes prostituées. On le voit à Anvers, on le voit dans plusieurs villes de Suisse et d’Espagne : les projets urbanistiques qui ne désignent pas des boucs-émissaires mais, au contraire, cherchent à intégrer toutes les dynamiques de la vie en société en proposant à chacun sa part du bénéfice collectif, créent les conditions d’un épanouissement citoyen durable. A contrario, le puritanisme et le prohibitionnisme, comme réponses à la prostitution et à la toxicomanie, condamnent une ville à la surenchère policière permanente, les causes de la détresse sociale ne disparaissant pas sur décret. La lutte réglementarisée et policière contre les phénomènes sociaux marginaux conduit par nature à une précarisation accrue des individus, on le remarque en Suède, aux Etats-Unis, en Russie, en Chine. Pensez-vous que Cathédrale Nord échapperait à cette mécanique ?
– Le quartier Cathédrale Nord est un quartier dans lequel se tiennent prostitution de salon (vitrines), prostitution de rue, vente et consommation de drogues. Mais l’observation d’autres lieux de prostitution montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire entre ces différents phénomènes. A Seraing, à Hognoul, à Namur, à Anvers, et même, sans aller très loin, rue Varin, la prostitution en vitrine n’est nullement accompagnée d’une prostitution de rue telle qu’on la connaît dans le quartier Cathédrale-Nord. D’autre part, à Bruxelles, à Paris, dans de nombreux endroits d’Espagne, la prostitution de rue n’implique pas de trafic de drogues au grand jour ni de consommation en rue. Une analyse poussée de la spécificité du quartier Cathédrale Nord, associée à une volonté politique constructive, éventuellement expérimentale, pourrait à très court terme supprimer la proximité et la confusion entre ce qui est légal (la prostitution de salon, la prostitution de rue discrète) et ce qui ne l’est pas (le racolage actif, la vente et la consommation de drogues en rue). Nous suggérons par ailleurs depuis plus de dix ans l’installation d’une zone où la prostitution de rue ne constituerait pas une nuisance visuelle pour les riverains (il existe des procédures éprouvées pour contrer le phénomène NIMBY)et nous appuyons avec force les demandes des associations de réduction des risques en matière de toxicomanie pour que des lieux de consommation adaptés aux pratiques soient mis en place. Tout cela n’est pas une molle ritournelle du milieu associatif : partout où la volonté politique se permet d’oser, des solutions se dégagent et produisent des effets rapides. Nous pensons que l’énergie qu’il faudra déployer en moyens policiers pour assurer la dispersion et la dilution des activités illégales du quartier Cathédrale Nord vers le reste de la ville serait plus profitablement et plus durablement convertie en actions positives visant à organiser les phénomènes pour mieux les gérer. Certes, en matière de prostitution et de toxicomanie, nulle autorité communale ne désire se voir taxer de proxénète ou d’incitant à la consommation de drogues pour avoir proposé des solutions trop avant-gardistes… mais le milieu associatif liégeois n’est pas frileux et est prêt à s’impliquer pour mettre en place des moyens concrets et rapides pour restreindre les nuisances liées à la prostitution de rue et à la toxicomanie de rue sans passer par des solutions policières cache-misère de criminalisation de la détresse. Nous avons pu constater, au vu de sa détermination, que M. le Bourgmestre a les épaules qu’il faut pour bousculer les habitudes d’un quartier. Mais pourquoi aller, seul avec la police, dans le sens de la prohibition et de la répression quand, par ailleurs, il pourrait compter sur le soutien de tout le milieu associatif pour mettre en place une politique tout aussi radicale mais axée sur des actions constructives et durables ?
– Les rues de l’Agneau et du Champion où se trouvent les salons de prostitution visés par l’interdiction sont le lieu de travail de 150 personnes prostituées, toutes enregistrées et régulièrement contrôlées, sans exception, par les services de police. Elles constituent une population qui, de l’avis même de la police des mœurs que nous croisons souvent sur le terrain, est non-problématique en tant que telle. Elle est composée en majeure partie de mères de familles, indépendantes de toute forme de proxénétisme, sans lien avec le milieu de la toxicomanie. Elle aspire à une vie tranquille et discrète. Non comprenons difficilement, si le problème à régler réside dans les divers trafics qui se trament dans les rues avoisinantes, pourquoi il conviendrait de fermer les commerces de ces travailleuses du sexe qui n’ont rien à voir avec lesdits trafics. Nous craignons que les personnes prostituées travaillant en salon, dont les activités, rappelons-le, n’enfreignent ni le droit belge ni la réglementation communale liégeoise, soient sacrifiées au nom de l’inconfort visuel et sécuritaire que constituent les activités qui ont lieu alentour. Par ailleurs, nous ne voulons pas croire que M. le Bourgmestre puisse succomber à la tentation de faire place nette dans le quartier pour accéder aux souhaits des promoteurs immobiliers.
– Nous ne diabolisons pas la promotion immobilière et nous sommes conscients que des projets novateurs d’envergure ramenant du luxe et de la croissance dans un quartier frappé de morosité sont une aubaine que Liège ne doit pas laisser filer. Nous sommes prêts à mettre notre expertise du secteur et toute notre force de conviction pour, en partenariat avec les autorités communales et les promoteurs commerciaux et immobiliers, envisager les modalités de coexistence entre l’âme historique d’un quartier dédié depuis plus d’un siècle à la prostitution et les ambitions de rentabilité sans lesquelles la rénovation de Cathédrale Nord n’aura pas lieu. Oui, cela est possible. N’est-ce pas même, carrément, souhaitable ?
– Nous constatons, au vu de l’expérience suédoise, que la prohibition de la prostitution mûrement réfléchie, assortie de riches plans de requalification et décidée dans un souci de ne pas criminaliser les personnes prostituées n’a pas évité un désastre social et une régression drastique des conditions sanitaires de travail. Nous nous permettons donc de douter que la prohibition, même partielle, planifiée dans l’urgence, produise des effets moins dévastateurs.
LES DEMANDES D’ESPACE P :
– Nous demandons à M. le Bourgmestre, aux membres du Conseil Communal et à tous les Liégeois soucieux de justice sociale de refuser la mise au ban des travailleuses du sexe exerçant dans les rues du Champion et de l’Agneau.
– Nous demandons que les personnes prostituées de rue, qui à Liège sont à plus de 95% en proie à des problèmes de toxicomanie, soient orientées vers un lieu où elles pourront exercer leur activité à l’abri du harcèlement policier.
– Nous relayons la demande des associations de réduction des risques en matière de toxicomanie, de voir ouvrir des lieux de consommation de drogues adaptés aux pratiques.
– Nous demandons que ne soit envisagée la solution extrême de fermer ces deux rues à la prostitution qu’à la condition qu’un lieu de travail alternatif de type Eros Center ou autre ait été mis en place entre temps.
L’équipe des travailleurs d’Espace P
P.S. : D’un point de vue plus général, en vrac et pour votre information :
– La prostitution est légale en Belgique. Il est faux de parler de tolérance qui sous-entendrait qu’elle serait interdite en théorie et acceptée dans les faits. Seuls le racolage, le proxénétisme et la prostitution auprès de clients mineurs sont interdits.
– En droit belge, le racolage est un acte concret de sollicitation et d’incitation à la débauche. Attendre qu’un client vous demande si vous vous prostituez ne constitue nullement un délit. Par contre si vous lui suggérez vous-même de se livrer à la débauche, vous êtes condamnable… Dans la pratique, Espace P n’a jamais eu vent de la moindre condamnation pour racolage à Liège.
– L’opération de lutte contre la vente de drogues en rue qui s’est tenue le 26 juin dernier sous les acclamations des habitants et des commerçants du quartier Cathédrale Nord a produit des effets visibles dont on ressent encore les bénéfices aujourd’hui : la vente et la consommation de drogues au grand jour se sont considérablement réduites. Nous avons du mal à croire que la conclusion à tirer d’une telle opération soit, comme le suggère M. le Bourgmestre, que la « Police et le Parquet ne contrôlent plus rien ».
– L’association Espace P…, fondée en 1988 sous une première appellation «Prévention-Sida-Prostitution», est totalement indépendante des milieux politiques, composée exclusivement de professionnels du secteur psycho-médico-social et notre vocation est d’apporter un soutien psychologique, médical, social, administratif et juridique à toutes les personnes prostituées, dans une approche non-jugeant
Séduction : testez-vous
07.07.2008Un site à visiter de toute urgence
05.02.2008Les larmes de Skaerbeek
25.09.2007Six jeunes scharbeekois du quartier Nord de Bruxelles cohabitant avec le milieu de la prostitution vous proposent aujourd’hui de partager leur regard neuf sur ce quartier ainsi que les fruits de leur travail basé sur la richesse des rencontres et l’ouverture vers d’autres réalités que celles ancrées dans les stéréotypes. Loin des clichés d’une jeunesse insouciante ou révoltée, ils posent un regard honnête et nuancé sur des thèmes tels la richesse multiculturelle, la problématique des sans- papiers, l’insécurité ou encore la prostitution.
Un projet de l’ASBL Espace p…en partenariat avec le CEDAS et Pléiade Nord.
Vous pouvez vous télécharger ici les morceaux ou vous procurer le cd pour 3€ à l’asbl Espace P…,116 rue des plantes 1030 Bruxelles. Tél : 02/219.98.74.
1-Premier souffle (télécharger)
2-Prostitution (télécharger)
3-Quartier-bis (télécharger)
4-Insécurité (télécharger)
5-Richesse des bleds (télécharger)
6-Richesse des bleds2 (télécharger)
7-Premier souffle 2 (télécharger)
Sonia interviewée
12.06.2007Interview de Sonia dans le cadre de la sortie du CD “Premier souffle” du groupe Larmes de Schaerbeek sous l’impulsion d’Espace P… en collaboration avec les CEDAS et Pléiade Nord
(Interview réalisée par alterechos.be)
Jeunes prostitués et réponses sociales
Prostitution des mineurs en Communauté française :
Etat des lieux et recommandations
Par
Le Ministère de l’Enfance,
de la Santé et de l’Aide à la jeunesse
en Communauté française
et Le Nid a.s.b.l.
(fichier .doc à télécharger - 800k)
Une bannière pour votre site…
20.04.2007Une bannière d’Espace P… pour votre site ? Vous avez notre accord : laissez-nous simplement l’adresse de votre site en commentaire. Merci.
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Format 120 x 60

Un guide du client
19.03.2007Suite à un article paru dans la DH, plusieurs personnes nous ont demandé un exemplaire du “Guide du Client”. Vous pourrez le lire sur le site de nos confères canadiens Constellation.
Magazine n°43
17.02.2007Magazine n°42
17.02.2007Espace P… Radio
24.11.2006Ca se passe ici, ça se passe ailleurs. Ca se passe près de chez vous. Certains en parlent, d’autre pas. Elle peut être tolérée, acceptée ou encore rejetée. Et pourtant, elle existe. Nous vous parlons de la prostitution, de ses réalités et du monde des néons.
« D’une réalité à l’autre ».
Ils ou elles en vivent.
Vous la côtoyez.
Tu la fréquentes.
Discutons-en.
« D’une réalité à l’autre »
Tous les derniers mardis du mois de 11h à 12h sur radio Panik, 105.4 à Bruxelles
Nous vous proposons pour ce septième rendez vous, le mardi 27 février à 11h, d’aborder le thème: des dépendances affectives et sexuelles. Invités de cette émission:Marie, licenciée en psychologie.
Nous attendons vos remarques, vos suggestions, vos réflexions, vos questions. Sur notre adresse mail : dunerealitealautre@hotmail.com
Nous prendrons le soin de vous répondre.

Espace P… propose au prix de 10 euros une bande dessinée, BruXXXelles Nord, illustrant un certain regard sur la prostitution. Nous utilisons régulièrement cet ouvrage comme support à des animations au sein de groupes intéressés par la réflexion sur les diverses problématiques rencontrées par nos travailleurs sur le terrain de la prostitution.
Nos animations sont structurées selon un shéma disponible ici au format word.
Du 19 septembre au 16 octobre, une cinquantaine de bus des principales lignes liégeoises sera flanquée d’une grande affiche rappelant aux clients des personnes prostituées la nécessité de porter le préservatif.
En effet, d’après une étude réalisée en 2005 par Espace P, en collaboration avec le planning familial “Collectif contraception”, un client sur trois est demandeur d’une passe sans préservatif. Par ailleurs, les personnes prostituées témoignent du fait que certains clients sont prêts à multiplier les demandes afin de tomber sur une personne qui accepterait la demande de rapports non protégés, tandis que d’autres tentent d’arriver aux mêmes fins en faisant monter les enchères.
Les conditions d’excercice de la prostitutions allant vers toujours plus de précarité, ces demandes répétées de la part des clients poussent certaines personnes prostituées à accepter les risques, parfois par manque d’informations. Car de nombreuses personnes croient encore -pour ne prendre qu’un simple exemple- que la fellation sans préservatif est sans risque. Or, si le sida se transmet statistiquement moins par la fellation que par la pénétration vaginale ou anale, il passe tout de même ; par ailleurs, une fellation non protégée peut également transmettre de nombreuses autres maladies sexuellement transmissibles telles que l’hépatite B, la syphillis, le chlamydia, l’herpès génital, etc…
C’est donc pour apporter un soutien aux prostituées et un support de discussion entre elles et leurs clients, que nous lançons cette campagne, en partenariant avec Icar, Le Nid, Le Relais Social du pays de Liège, Sid’Action, La Plateforme Prévention Sida, La Province de Liège, La Communauté française, et la Région Wallonne.
Parrallèlement à cette campagnes d’affichage sur les bus, des posters et des pochettes de préservatifs reprenant des informations plus techniques seront distribuées aux personnes prostituées et aux clients.
Couverture presse :
Journal Télévisé RTC Liège du 19 septembre : 7 Mo, format wmv
Bruxelles Laïque, Espace P… et Liaison Antiprohibitionniste vous invitent le jeudi 23 Mars 20006 à l’Espace Flagey (Place Flagey à Bruxelles) pour une grande journée d’étude sur le thème :
Hymne à Isis
25.01.2006Parce que je suis la première et la dernière
Je suis la vénérée et la méprisée
Je suis la prostituée et la sainte
Je suis l’épouse et la vierge
Je suis la mère et la fille
Je suis les bras de ma mère
Je suis la stérile et mes enfants sont inombrables
Je suis la bien mariée et la célibataire
Je suis celle qui donne le jour et celle qui n’a jamais procréé
Je suis la consolation des douleurs de l’enfantement
Je suis l’épouse et l’époux
Et c’est mon homme qui m’a créée
Je suis la mère de mon père
Je suis la soeur de mon mari
Et il est mon fils rejeté
Respectez-moi toujours
Car je suis la scandaleuse et la magnifique…
Hymne à Isis, 3e ou 4e siècle ap. J.-C.,
découvert à Nag Hamadi
Chronique d’une mort annoncée….
22.12.2005La nouvelle a fait l’effet d’une petite bombe dans le quartier bruxellois où se pratique la prostitution de rue. La commune de 1000 Bruxelles votait une taxe communale de 2.500 euros par local pour les hôtels de « passe » situés sur le territoire de la commune. Par hôtel de passe il faut entendre un hôtel qui n’exige pas d’enregistrement de la clientèle et qui loue ses chambres à l’heure. Le non payement de cette taxe entraînerait la fermeture pure et simple de l’établissement. Les déclarations du bourgmestre à cet égard sont sans équivoque : l’objectif est la fermeture des hôtels de passe qui, selon lui, sont la cause principale de la présence des prostituées aux alentours et, de surcroît, de la traite des êtres humain. La prostitution de rue est historiquement implantée dans ce quartier, ce qui ne manque pas d’attirer les foudres des habitants qui se plaignent des nombreuses nuisances liées à cette activité et qui depuis quelques temps se sont regroupés en comité Alhambra (du nom du quartier) et font sans cesse pression sur le bourgmestre pour qu’il chasse les personnes prostituées de «leurs» rues. A cet égard diverses mesures communales ont été prises telles que l’inscription de ces rues au régime de la circulation locale, l’augmentation des contrôles et des arrestations par la police, etc….. mais rien n’y fait, les demoiselles sont toujours là…
S’il est vrai que les riverains subissent de réelles nuisances (sonores essentiellement), délocaliser n’a jamais rien résolu ! En effet, fermer les hôtels de passe revient a précariser les conditions de travail des prostituées et prostitués de rues en leur coupant l’accès aux sanitaires (pourtant bien utiles au vu de la nature du travail), à la sécurité ainsi qu’au réconfort procuré par la chaleur et la tasse de café qu’offrent ces hôtels lorsque les personnes prostituées décident de faire une pause. Quant à l’argumentaire de lutte contre la traite des êtres humains il est tout a fait erroné, car peut importe le lieux, ces filles seront contraintes de se prostituer et les renvoyer vers des endroits plus clandestins diminue leurs accès aux soins de santé, aux démarches sociales et aux informations diffusées par les associations de terrain.
Que faire dès lors ? Espace P prône la création de “zones P”, où la prostitution serait acceptée et dans lesquelles seraient implantées des structures répondant aux besoins de ce type d’activité.

[ENGLISH : SEE BELOW]
Consultez les 120 photos de la manifestation
des travailleurs du sexe qui s’est tenue à
Bruxelles le 17 octobre 2005.
***Les photos une par une***
**Idem en diaporama automatique**
Les originaux à plein format (8 Millions de pixels)
sont rassemblés sur un CD disponible pour 30 euros.
Possibilité de tirage professionnel 20×30cm : 25 euros pièce.
Prenez contact ici : espacepliege@gmail.com
*******ENGLISH*******
Review the 120 photos of the Sex Workers Demonstration,
Brussels octobrer 17th 2005.
***Photos one by one***
**The same in a slideshow**
The 120 original pictures (8 Million pixels)
are available on CD : 30 euros.
Professional printing (20×30cm) : 25 euros each.
Contact : espacepliege@gmail.com
Magazine n°37
15.09.2005Insertion : Conférence européenne sur le travail du sexe
Formation : Wendo, le chemin des dames
Santé : Sida, ne baissez pas la garde !
Magazine n°36
15.09.2005Société Handi Sex : pas handicapés du sexe !
Ailleurs : Légalisation de la prostitution à Amsterdam
Magazine n°34
15.09.2005Bientôt en ligne.
Magazine n°33
15.09.2005Bientôt en ligne.
Magazine n°32 - Janvier 2004
15.09.2005Dossier Spécial : Yazz, Jackie et Corto
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15.09.2005Dossier Spécial : Le client
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Témoignage : job d’étudiante, prostituée
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15.09.2005Dossier Spécial : Prostitution : comment en parler à ses enfants ?
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